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  • Actus Maladies,Traitements - Archives

  • Discipline :
  • Toutes spécialités
  • Auteur :
  • Pierre Colombier - Veille UnaformeC
  • Date :
  • 25/03/2018

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3-9 décembre 2018

Les prescriptions hors AMM. Les deux académies nationales de pharmacie et de médecine se sont penchées sur les prescriptions hors AMM, elles  estiment à 20 % le taux de prescriptions dites hors AMM ou « non conformes ». Ces prescriptions, quand elles sont justifiées, sont le résultat d’une situation jugée par les Académies « complexe et non satisfaisante ». Elles demandent, entre autres, aux pouvoirs publics d’avoir une position plus souple vis-à-vis de l’interdiction systématique. Dans un rapport commun, les deux académies formulent  10 recommandations que vous trouverez aux pages 26, 27 et 28             Les Prescriptions médicamenteuses hors AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) en France. Une clarification est indispensable. Rapport adopté par l’académie de médecine au cours de sa séance du 20 novembre 2018

Dispositifs médicaux pour le traitement du prolapsus et de l’incontinence urinaire : l’ANSM demande aux patients et aux professionnels de santé de déclarer les éventuels effets indésirables. L’ANSM a également décidé de réunir prochainement les patients et les professionnels de santé (urologues, gynécologues, médecins généralistes, infirmiers, sages-femmes ...)  en vue d’une réflexion partagée sur l’intérêt de ces dispositifs médicaux et les risques liés à leur utilisation. Cette rencontre sera suivie d’un plan d’actions adapté à la situation en France. Le point d’information de l’ANSM de novembre 2018.

Dispositifs médicaux et implants médicaux. Toutes indications confondues, environ 18.200 "incidents" liés à des dispositifs médicaux ont été signalés en France l'an dernier, contre 7.800 en 2008, selon des données de l'ANSM. "En 2020, tous les implantables devront avoir fait l'objet d'essais cliniques, selon le nouveau règlement européen qui est une vraie avancée", a relevé Dominique Martin, directeur général de l'ANSM. Tout savoir sur les dispositifs médicaux (implants, prothèses…). Article du ministère de 2015 mis à jour le 26 novembre 2018

Une supplémentation en acides gras Omega 3 réduit elle le risque de cancer ou de maladie cardiovasculaire ?  Nous avons vu la semaine dernière les résultats de l’essai Vital de prévention des cancers et des maladies cardio-vasculaires par la supplémentation en vitamine D, voici les résultats de l’essai pour la supplémentation en acides gras Omega 3. Cet essai étasunien randomisé, contrôlé, selon un plan factoriel 2*2* avait pour but de connaître les effets en prévention primaire des  cancers et des maladies cardiovasculaires des acides gras oméga-3 à raison de 1 g par jour chez les hommes de 50 ans et plus et les femmes de 55 ans et plus.  La supplémentation en acides gras n-3 n'a pas entraîné de diminution des événements cardiovasculaires majeurs ou des cancers.  Une excellente présentation de ce type d’essai par Michel Cucherat           Article dans le « New England Journal of Medicine »  le 10 novembre 2018

Troubles de l’audition et surrisques médicaux : résultats à 25 ans d’une étude de l’Inserm Conclusion de l’étude : Notre étude confirme le lien étroit qui existe entre le statut d'audience et le risque d'invalidité, de démence et de dépression. Ces résultats soulignent l’importance de l’évaluation des conséquences du traitement de la perte auditive chez les personnes âgées lors d’études ultérieures.       Pour en savoir plus                             

Nouveau rappel de médicaments à base de valsartan Un important rappel de médicaments à base de valsartan est réalisé le jeudi 29 novembre 2018, en raison de l’identification de la présence éventuelle d’une impureté dans de nouveaux lots de médicaments à base de valsartan. Dans ce contexte,  la disponibilité du valsartan sur le marché français sera très réduite. Les professionnels de santé sont invités à se mobiliser pour épargner les stocks résiduels afin de permettre aux patients prioritaires de continuer à bénéficier d’un traitement à base de valsartanMais quelle conduite faut-il avoir ?

MOTILIUM (dompéridone) : déremboursement de la suspension buvable à compter du 6 janvier 2019

 

26 Novembre - 2 décembre 2018

Souffrance psychique et cancer : l’INCa publie une fiche synthétique pour les médecins généralistes. L’Institut national du cancer (INCa) vient de publier, dans sa collection "Outils pour la pratique", une fiche synthétique destinée aux médecins généralistes intitulée  "Repérage de la souffrance psychique des patients atteints de cancer". Cette fiche vise à donner des éléments précis permettant au médecin traitant de rester vigilant sur l’impact de la maladie et des traitements sur la santé psychique.

Une supplémentation en vitamine D réduit elle le risque de cancer ou de maladie cardiovasculaire ?  Cet essai étasunien randomisé, contrôlé, selon un plan factoriel 2*2* avait pour but de connaître les effets en prévention primaire des  cancers et des maladies cardiovasculaires de la vitamine D (Vit D) à raison de 200UI par jour et des acides gras oméga-3 à raison de 1 g par jour chez les hommes de 50 ans et plus et les femmes de 55 ans.  L’article porte sur les résultats de la supplémentation en vit D. Les critères de jugement principaux étaient un cancer invasif de tout type et les événements cardiovasculaires majeurs (un critère composite d'infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral, de décès d’origine  cardio-vasculaire). Les critères de jugement secondaires comprenaient les cancers spécifiques, les décès par cancers et d'autres événements cardiovasculaires. La supplémentation en vitamine D n'a pas entraîné une incidence plus faible de cancer invasif ou d'événements cardiovasculaires que le placebo.  Article publié dans le « New England Journal of Medicine » le 10 novembre 2018

Troubles de l’audition et surrisques médicaux : résultats à 25 ans d’une étude de l’Inserm. Conclusion de l’étude : Notre étude confirme le lien étroit qui existe entre le statut d'audience et le risque d'invalidité, de démence et de dépression. Ces résultats soulignent l’importance de l’évaluation des conséquences du traitement de la perte auditive chez les personnes âgées lors d’études ultérieures. Pour en savoir plus                                   

Lyme et maladies transmissibles par les tiques : mise au point de la HAS. La HAS recommande une démarche diagnostique pragmatique face à ces patients complexes. Elle limite la prescription, hors protocole de recherche clinique, à un traitement antibiotique d’épreuve d’une durée de 28 jours. Elle recommande également la mise en place de centres spécialisés MVT (maladies vectorielles à tiques) auxquels les médecins doivent référer leurs patients en cas d’incertitude ou d’échec du traitement d’épreuve.     Le communiqué de presse du 12 novembre 2018

Asthme rupture de stock de BRICANYL TURBUHALER jusqu'à mi-décembre 2018.

 

19-25 Novembre 2018

Un deuxième souffle pour l’hypertension artérielle : propositions de la Société française d’hypertension artérielle. Toutes les études épidémiologiques réalisées en France depuis 2007 montrent une stabilité ou même une diminution du nombre de patients hypertendus traités et contrôlés. La Société Française d’Hypertension Artérielle a lancé un travail afin d’analyser cette situation alarmante et proposer différentes actions afin d’améliorer la prise en charge de l’HTA en France. 37 médecins, chercheurs, pharmaciens, infirmiers et patients ont rédigé un document comportant 60 propositions réparties en 10 chapitres. Tout est dit dans ces 9 pages

Névralgie du trijumeau : premières recommandations françaises sur le diagnostic et la prise en charge. Un groupe français de neurologues, neurochirurgiens et spécialistes de la douleur a publié en septembre 2018 les premières recommandations sur la névralgie du trijumeau classique. Ces recommandations, destinées aux médecins généralistes et aux autres professionnels de santé impliqués dans la prise en charge de cette pathologie, ont été élaborées à la demande de la Société française d'étude des migraines et des céphalées et de la Société française de neurochirurgie.  Cette synthèse de connaissances regroupe les critères diagnostiques, les examens requis, les diagnostics différentiels et les ressources thérapeutiques médicales et chirurgicales de cette pathologie qui survient en général après 50 ans. Pour en savoir plus

Risques liés à l’utilisation des préparations coliques. A la suite des résultats d’une enquête française de pharmacovigilance sur les préparations coliques, l’ANSM souhaite rappeler les risques liés à leur utilisation. Des troubles hydro-électrolytiques survenant parfois dans un contexte de mésusage peuvent être à l’origine de décompensation cardiaque, de troubles du rythme ou de troubles neurologiques. Des manifestations allergiques ont également été mises en évidence, ainsi qu’un risque d’atteinte rénale, notamment avec les laxatifs phosphatés et sulfatés. Compte tenu de leur indication thérapeutique, de leur profil de risque ainsi que du risque de mésusage de ces médicaments, les préparations coliques administrées par voie orale sont désormais toutes soumises à prescription médicale (liste 1) Le point d’information de l’ANSM du 12 novembre 2018

Incidentalomes pulmonaires : des recommandations et un algorithme de suivi. Lors des essais de dépistage du cancer du poumon par scanner un nodule pulmonaire a été détecté jusqu'à chez 51% des participants. Plus de 95% des nodules détectés étaient bénins et avaient une grande variété de causes (infections. maladie granulomateuse, hamartomes, malformations artérioveineuses, atélectasie arrondie et ganglions lymphatiques). Stratification du risque: L' American College of Chest Physicians définit les nodules pulmonaires à haut risque comme des nodules dont le risque de cancer est estimé à au moins 65% .  Les facteurs de risque majeurs du patient sont l’âge et le tabagisme important. Les nodules à haut risque incluent une plus grande taille de nodule, des marges irrégulières ou spiculées et une localisation au lobe supérieur. Les nodules à faible risque sont définis comme ayant un risque estimé de cancer de moins de 5% et sont associés à un jeune âge et un tabagisme moindre, avec des tailles plus petites, des marges régulières et situés autre part que dans le lobe supérieur. Les nodules à risque intermédiaire présentent des caractéristiques mixtes à risque faible et élevé, qui peuvent inclure d'autres facteurs de risque tels que l'emphysème et la fibrose pulmonaire, des antécédents familiaux et une exposition connue aux cancérogènes inhalés. Les nodules dont l'estimation du risque intermédiaire était comprise entre 5% et 65% ont été combinés à la catégorie à risque élevé.

Recommandations : Les études d'imagerie antérieures doivent toujours être revues chaque fois que cela est possible (grade 1A; recommandation forte; preuves de haute qualité). Les nodules solides <6 mm ne nécessitent pas de suivi systématique chez les patients à faible risque (grade 1C; recommandation forte). Pour les nodules de verre dépoli purs (GGN) <6 mm, aucun suivi de routine n'est recommandé (catégorie 1B; recommandation forte). Certains nodules solides <6 mm de morphologie suspecte, situés dans le lobe supérieur peuvent présenter un risque plus élevé et justifier un suivi à 12 mois (grade 2A; recommandation faible). Pour les nodules solitaires non calcifiés de 6 à 8 mm de diamètre chez les patients à haut risque, un premier examen de suivi est recommandé tous les 6 à 12 mois, puis à nouveau de 18 à 24 mois (grade 1B; recommandation forte; données probantes de qualité moyenne). Pour les nodules solides solitaires non calcifiés> 8 mm de diamètre, envisagez un suivi après 3 mois, un bilan avec une tomographie par émission de positrons (PET) et un scanner combinés, un prélèvement tissulaire ou une combinaison des deux (catégorie 1A;  recommandation forte; preuves de haute qualité).  Article publié en libre accès dans « JAMA » le 8 novembre 2018

La dissonance émotionnelle. Ça vous dit quelque chose ? On évoque la  dissonance émotionnelle lorsqu’il y a adéquation entre les émotions affichées par le salarié et les règles imposées mais pas avec les émotions ressenties.  Suite à un événement, les émotions ressenties peuvent différer des normes imposées dans le travail, entraînant une dissonance émotionnelle entre le fait de suivre les attentes de l’organisation et celui de libérer ses émotions spontanées (Festinger, 1957). Pour diminuer l’écart existant entre ses émotions et ce qui est attendu, la personne n’a que deux choix : changer ce qu’elle ressent ou changer ce qu’elle feint (Hochschild, 1983). A force de vivre cette dissonance, les risques sont nombreux : explosion émotionnelle liée à l’accumulation, maux de tête, addictions, dépression, burn-out, absentéisme, etc.

Augmentation des intoxications liées à la consommation de champignons : restez vigilants ! Face à l’augmentation du nombre de cas d’intoxication liés à la consommation de champignons signalés aux centres antipoison et de toxicovigilance, l’Anses et la Direction générale de la santé (DGS) mettent en garde les amateurs de cueillette et rappellent les bonnes pratiques à respecter. Un réflexe utile : photographiez votre cueillette avant cuisson ! La photo sera utile au pharmacien ou au médecin du centre antipoison en cas d’intoxication, pour décider du traitement adéquat. En cas d’apparition d’un ou plusieurs symptômes (notamment diarrhées, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc.) à la suite d’une consommation de champignons de cueillette : appelez immédiatement le « 15 » ou le centre antipoison de votre région, et précisez que vous avez consommé des champignons. Pour en savoir plus

12 - 18 Novembre 2018

Bilan de fertilité : Une femme peut-elle connaître son potentiel de fertilité en dehors de toute nécessité médicale ? Au Centre hôpital intercommunal de Créteil (CHIC), on le met en pratique, puisque, depuis le mois dernier, les femmes qui le souhaitent ont la possibilité de prendre rendez-vous pour un «fertilité check-up».

Les cinq informations de la semaine de l’ANSM Fluroquinolones par voie systémique ou inhalée : risque de survenue d'anévrisme et de dissection aortique - Lettre aux professionnels de santé > Hydrochlorothiazide - Risque de cancer de la peau non-mélanome (carcinome basocellulaire, carcinome épidermoïde) - Lettre aux professionnels de santé > Risque de cancers de la peau associés aux médicaments contenant de l’hydrochlorothiazide - Point d'Information > Médicaments à base de lévothyroxine : Point de suivi de la diversification de l’offre thérapeutique > Point de situation sur la sécurisation de l’accès aux médicaments dérivés du sang pour les patients dans un contexte de difficultés d’approvisionnement - Point d'Information

Hypertension artérielle légère chez la personne sans facteur de risque : le mieux  ennemi du bien ? Une cohorte britannique a inclus du 1er janvier 1998 au 30 septembre 2015 des patients âgés de 18 à 74 ans présentant une hypertension artérielle (HTA) légère (pression artérielle non traitée de 140 / 90 à 159 / 99 mm Hg) non traitée. Toutes les  personnes ayant des antécédents de maladie cardio-vasculaire (MCV)  (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde, angine de poitrine, maladie coronarienne, maladie vasculaire périphérique, insuffisance cardiaque ) ou de facteurs de risque de MCV  (hypertrophie ventriculaire gauche, fibrillation auriculaire, diabète, maladie rénale chronique, antécédent familial de maladie cardiaque précoce) ont été exclues. Cette étude ne retrouve pas de preuves en faveur d’un traitement médicamenteux de l’HTA légère chez les personnes sans facteur de risque ce qui va à l’encontre de recommandations récentes  qui encouragent l’instauration d’un traitement. Par contre il existe un risque accru d'effets indésirables.

A l’occasion du 1er Forum contre la douleur organisé par la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD) le 24 octobre, onze organisations représentatives de patients, professionnels de santé et sociétés savantes ont présenté un plaidoyer comprenant des actions concrètes pour améliorer l’accompagnement du patient douloureux dans son parcours de soins. Le Pr Gisèle Pickering a présenté les 5 visions du plaidoyer à savoir :  > Une vision intégrée > Une vision préventive > Une vision participative > Une vision protectrice > Une vision mobilisatrice             Les 14 pages du dossier de presse

Cholestérol LDL chez les adultes en France métropolitaine : concentration moyenne, connaissance et traitement en 2015, évolutions depuis 2006. Conclusion de l’étude La proportion d’adultes avec un LDL-c >1,6 g/l, relativement élevée par rapport aux autres pays industrialisés, n’a pas évolué depuis 2006 ; la proportion d’adultes déclarant avoir déjà eu un bilan lipidique et celle des adultes traités par hypolipémiants ont diminué. Ce nouvel état des lieux témoigne d’une situation qui reste préoccupante en France, dans la mesure où l’hypercholestérolémie-LDL est souvent associée à d’autres facteurs de risque cardiovasculaire.             L’article du BEH du 6 novembre 2018

Les conditions d'obtention du permis de conduire vont être assouplies pour les diabétiques (3 millions en France). Actuellement, les diabétiques, pour obtenir ou conserver leur permis de conduire, doivent signaler leur maladie à l’auto-école et se rendre à une visite médicale auprès d’un médecin agrée. Un dispositif contraignant qui va être assoupli. Aujourd’hui, pour conduire, la loi prévoit qu’un médecin agréé par la préfecture doit vérifier si la personne diabétique est capable de gérer son hypoglycémie. Le permis de conduire n’est ensuite accordé que pour une durée restreinte de 5 ans par ce médecin. Ce système va changer! «Dorénavant, pour gérer son permis de conduire ça se passera avec le médecin traitant et non avec un médecin agréé qui vous voit pour la première fois», explique Gérard Raymond, président de la FFD (Fédération Française des Diabétiques). C’est donc une évolution majeure pour les diabétiques. « Si le médecin traitant (…) juge que son patient est apte à gérer son diabète, il n’aura même pas besoin de le déclarer à l’auto-école », poursuit Gérard Raymond. Toutefois, avec la nouvelle réforme, si la visite avec le médecin traitant conclut à une incertitude quant à la capacité à conduire, la personne diabétique devra passer une visite médicale auprès du médecin agréé.

5 - 11 Novembre 2018

Bon usage des médicaments antalgiques opioïdes : le RESPADD publie un guide pratique Le RESPADD (Réseau de prévention des addictions), associé à l’OFMA (Observatoire français des médicaments antalgiques) et au Réseau français d’addictovigilance, vient de publier un guide pratique à l’usage des prescripteurs visant à fournir des informations et outils pour savoir mieux prescrire et déprescrire les antalgiques opioïdes (également appelés opiacés). 

Antipsychotiques : l'ANSM rappelle les règles du suivi cardio-métabolique des patients. A la suite des résultats d’une enquête* conduite sur la base des données de l’Assurance maladie, qui met en évidence un respect insuffisant de la surveillance biologique des patients traités par antipsychotiques, l’ANSM rappelle les recommandations de suivi cardio-métabolique émises en 2010

Inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine et cancer du poumon : réévaluons le bénéfice-risque des IEC. L’objet de cette étude était de déterminer si l'utilisation d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IEC) par rapport à l'utilisation d'inhibiteurs des récepteurs de l'angiotensine était associée à un risque accru de cancer du poumon. Elle a inclus une cohorte de 992061 patients nouvellement traités avec des antihypertenseurs entre le 1er janvier 1995 et le 31 décembre 2015, suivie jusqu'au 31 décembre 2016. Dans cette étude de cohorte britannique, l'utilisation d'IEC était associée à un risque accru de cancer du poumon. L'association était particulièrement élevée chez les personnes utilisant des IEC pendant plus de cinq ans. Bien que l'ampleur des estimations observées soit modeste, ces petits effets relatifs pourraient se traduire par un nombre absolu élevé de patients présentant un risque de cancer du poumon.  Article publié le 24 octobre 2018 dans le «British Medical Journal »

Qui peut donner un rein de son vivant ? Qui peut recevoir un rein ? Comment fait-on pour retirer les reins malades ? Peut-on être greffé plusieurs fois d'un rein ? Quelles sont les conséquences médicales du don de rein du vivant ? Alors que l'Agence de la biomédecine organise une campagne d'information sur le don de rein du vivant jusqu'au 28 octobre 2018, retrouvez tout ce qu'il faut savoir sur le site internet dondorganes.fr. En 2017, il y avait 18 793 personnes en attente d'une greffe de rein et 3 782 greffes ont pu être réalisées dont 611 grâce au don du vivant d'un proche. Si une personne vivante peut faire un don d'organe dans l'intérêt thérapeutique direct d'un receveur (personne souffrant d'insuffisance rénale sévère), elle doit être majeure, volontaire, en bonne santé et doit faire partie des proches du receveur (père, mère, fils, fille, sœur, frère, conjoint par exemple). Par ailleurs, le donneur doit exprimer son consentement par écrit. Néanmoins, avant de pouvoir le faire, il lui faut prendre connaissance d'un certain nombre d'informations (conséquences éventuelles du prélèvement, par exemple). Publié le 18 octobre 2018 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)        Prélèvement d’organe sur une personne vivante    Qui peut donner un rein de son vivant ?     Qui peut recevoir un rein ? 

29 Octobre - 4 Novembre 2018

IST : la HAS recommande un dépistage systématique de l’infection à Chlamydia trachomatis chez les jeunes femmes. En France, la chlamydiose est une des infections sexuellement transmissibles (IST) les plus répandues chez les jeunes femmes. Pourtant 60 à 70 % d’entre elles ne présentent aucun symptôme et ignorent qu’elles ont été infectées. Le dépistage représente donc un outil majeur pour réduire la prévalence de l’infection. La HAS a revu la stratégie de dépistage de cette IST et recommande qu’il soit systématique chez les femmes de 15 à 25 ans sexuellement actives et qu’il puisse être réalisé dans plus de lieux. Elle insiste également sur la nécessité d’accompagner cette stratégie d’un financement adéquat. Le communiqué de la HAS du 23 octobre 2018

Commission de coordination gériatrique en Ehpad. Cette fiche-repère vise à préciser les objectifs, les modalités de mise en œuvre et le fonctionnement de la Commission de coordination gériatrique (CCG), instance chargée d’organiser l’intervention des professionnels, salariés et libéraux au sein des établissements. Cette fiche-repère s’articule autour de trois axes : > le rôle de la commission de coordination > le rôle et la contribution des participants > les apports de la CCG   La fiche repère de la HAS. De 20 pages quand même.

Le projet personnalisé : une dynamique de parcours d’accompagnement. Le projet personnalisé est un outil de coordination visant à répondre à long terme aux besoins et attentes de la personne accueillie. Cette fiche-repère rappelle aux professionnels les principes, les repères et les modalités pratiques pour associer étroitement les personnes, étape par étape, à la construction de leur projet, à sa mise en œuvre et enfin à son évaluation. La fiche repère de la HAS

L’ANSM octroie une autorisation de mise sur le marché pour une utilisation du baclofène dans l’alcoolo-dépendance. Conditions d’utilisation de BACLOCUR® dans le traitement de l’alcoolo-dépendance. > le BACLOCUR® est indiqué dans la réduction de la consommation d’alcool, en complément d’un suivi psychosocial, après échec des autres traitements, chez l’adulte > Prescription par tout médecin > Augmentation progressive des doses pour arriver une posologie optimale adaptée à chaque patient, correspondant à la dose la plus faible, pour une bonne réponse thérapeutique et une tolérance acceptable > Posologie maximale de 80 mg/jour  > Le communiqué  de l’ANSM du 23 octobre 2018

Grossesse et HTA modérée : quel antihypertenseur ? Cette revue Cochrane avait pour objectif d’évaluer les effets des traitements antihypertenseurs dans l'hypertension légère à modérée, définie comme une pression artérielle systolique comprise entre 140 et 169 mmHg et/ou une pression artérielle diastolique comprise entre 90 et 109 mmHg, pendant la grossesseLes comparaisons portaient sur un ou plusieurs médicaments antihypertenseurs par rapport à un placebo, à un autre médicament antihypertenseur, ou à une absence de traitement médicamenteux. Le traitement devait durer au moins sept jours. Le traitement antihypertenseur de l'hypertension légère à modérée pendant la grossesse réduit le risque d'hypertension grave. L'effet sur d'autres résultats importants (décès maternel ou néonatal, prématurité, préécclampsie) reste incertain. Si des médicaments antihypertenseurs sont utilisés, les bêtabloquants et les inhibiteurs calciques semblent être les plus efficaces pour prévenir l'hypertension grave (Bateman BT, Heide-Jørgensen U, Einarsdóttir K, et al. Β-blocker use in pregnancy and the risk for congenital malformations: An international cohort study. Annals of Internal Medicine [Internet]. 2018 Oct 16.). Une étude de cohorte récente n’a pas retrouvé d’association entre traitement bêta-bloquants pendant le premier trimestre de la grossesse et le risque de malformation pour l’enfant. Revue Cochrane publiée le 2 Octobre 2018

Coordination entre le médecin généraliste et les différents acteurs de soins dans la prise en charge des patients adultes souffrant de troubles mentaux – états des lieux, repères et outils pour une amélioration. Le médecin généraliste est un acteur majeur de la prise en charge des troubles mentaux. Il participe à la détection et au traitement des troubles et accompagne les patients dans le cadre d’une prise en charge globale. La HAS propose un guide pour aider les professionnels à développer et renforcer la coordination interprofessionnelle dans la prise en charge des patients adultes souffrant de troubles mentaux. Il présente des expériences d’amélioration conduites en France et à l’étranger ainsi que des repères et outils mobilisables de façon isolée ou combinée et en fonction des besoins, des ressources et des contraintes des professionnels.  Le dossier de la HAS et ses nombreux liens.

22-28 Octobre 2018

Vaginite à trichomonas et métronidazole : dose unique ou traitement prolongé ? Le métronidazole à dose unique est le traitement de première intention de la trichomonase. Cet essai a comparé le métronidazole en dose unique à un traitement de 7 jours pour la vaginite à trichomonas chez des femmes non enceintes et non infectées par le VIH. Dans cet essai contrôlé randomisé multicentrique ouvert, les participantes ont été recrutées dans trois centres de santé sexuelle aux États-Unis. Les participantes ont été réparties au hasard pour recevoir soit une dose unique de 2 g de métronidazole (groupe dose unique), soit 500 mg de métronidazole deux fois par jour pendant 7 jours (groupe 7 jours). Chez les femmes, la trichomonase est l'infection non virale transmissible sexuellement la plus répandue dans le monde. Elle est  associée à une augmentation de la morbidité reproductive, périnatale et à une sensibilité accrue au VIH. Malgré le caractère non aveugle de cet essai, le métronidazole pendant 7 jours pourrait être préféré au traitement avec une dose unique.  Article publié le 5 octobre 2018 dans « Lancet Infectious Diseases »

15-21 Octobre 2018

Boire pour prévenir la cystite. Cet essai randomisé, ouvert, contrôlé, d'une durée de 12 mois avait pour but de savoir si un apport d’eau pouvait prévenir la cystite chez la femme non ménopausée. Les participantes au groupe eau (n=70) avait pour consigne  de boire 1,5 L d'eau par jour en plus de leur apport quotidien ou de s’en tenir à leurs apports habituels (groupe témoin, n=70) pendant 12 mois Le critère de jugement principal était le nombre de cystites  au cours des 12 mois.   Les critères secondaires étaient le nombre de traitements antimicrobiens utilisés, l'intervalle de temps entre les épisodes de cystite et les mesures des urines sur 24 heures. Chez la femme souffrant de cystites récidivantes et buvant moins de 1,5 L par jour, un apport supplémentaire en eau de 1,5 L permet d’éviter environ 1,5 cystite par an. Article publié dans « Jama Internal Medicine »  le 1er  octobre 2018 

Syndrome du bébé secoué ou traumatisme crânien non accidentel par secouement. La HAS et la SOFMER (SOciété Française de MEdecine physique et de Réadaptation) ont élaboré conjointement l’actualisation des recommandations de la commission d’audition de 2011 sur le thème du syndrome du bébé secoué. Cette recommandation de bonne pratique précise la démarche diagnostique (repérage, conduites à tenir, lésions observées, bilan clinique et para-clinique, diagnostics différentiels, critères diagnostiques), le mécanisme causal et la datation des lésions, ainsi que les aspects juridiques lorsque le diagnostic est évoqué ou posé. Chaque année, plus

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