TLMFMC - Formation Médicale Continue - Développement Professionnel Continu
  • Actus de la Semaine

  • Discipline :
  • Toutes spécialités
  • Auteur :
  • Pierre Colombier - Veille UnaformeC
  • Date :
  • 01/04/2018


Voir aussi
Actus Maladies, Traitements - Archives              Actus Santé publique - Archives

Actus Système de santé -Archives                     Actus Education du patient - Archives

Actus Juridique Ethique - Archives                     Actus Gestion professionnelle - Archives

Actus Vie associative - Archives

 

18 - 24 février 2019 

Maladies, Traitements

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a décidé de suspendre les autorisations de mise sur le marché (AMM) des médicaments à base de fenspiride (Pneumorel comprimé et sirop, Servier), utilisés dans le traitement de la toux et de l'expectoration au cours des bronchopneumopathies, en raison de l’identification d’un risque potentiel de troubles du rythme cardiaque.

BIBLIOMED; Un outil de DPPC (Développement Professionnel Personnel Continu) au plus près de la pratique individuelle. Il a pour objectif de permettre au médecin, individuellement ou en groupe de trouver des réponses argumentées à ses interrogations et de comparer sa pratique réelle aux pratiques recommandées à partir des synthèses des dernières données de la science.

Voir aussi La revue Médecine

Poursuivre la recherche clinique pour positionner utilement les signatures génomiques dans la prise en charge des cancers du sein. Les femmes atteintes d’un cancer du sein infiltrant présentent, après l’ablation de la tumeur, un risque plus ou moins élevé de récidive contre lequel une chimiothérapie adjuvante peut être envisagée. Pour déterminer s’il est pertinent d’y recourir, l’équipe médicale dispose de critères clinico-pathologiques. Mais dans certaines situations d’incertitude thérapeutique – définies aujourd’hui par la HAS – l’utilisation des signatures génomiques pourrait constituer une aide complémentaire        Le communiqué de presse de la HAS du 11 février 2019 Questions / Réponses. Document HAS

Expertise Inserm : pour 3 pathologies chroniques, la première prescription est l’activité physique. L’expertise collective de l’Inserm, commanditée par le ministère des Sports, « Activité physique, prévention et traitement des maladies chroniques » (qui se base sur l’analyse de la littérature scientifique, effectuée par une dizaine d’experts de différents domaines) apporte de nombreux arguments sur les bienfaits de l’activité physique pour beaucoup de pathologies, en particulier cardio-vasculaires. L’ouvrage fait plus de 800 pages ! Pour consulter le dossier de presse  de l’Inserm paru le 14 février 2019   Vous êtes responsable d’une association, l’Unaformec  vous proposer de vous accompagner pour une soirée DPC sur le thème << Activité physique et maladies chroniques : une question de motivation >>. Pour tout renseignement  01 71 19 99 68  OU unaformec@gmail.com

Agénésie transverse des membres supérieurs : point d’étape de l’Anses et Santé publique France. A l’issue de ce point d’étape présenté par les agences sanitaires, les ministres prennent acte de la méthodologie scientifique adoptée par l’Anses et Santé publique France. L’ampleur des travaux et la complexité des questions posées nécessitent le recours à une expertise scientifique rigoureuse. Les résultats de ces travaux sont attendus pour le 30 juin 2019. Le point d’étape au 31 janvier 2019 transmis aux Ministres par l’Anses et Santé publique France           Le communiqué de presse du 12 février 2019

Homéopathie. Acte IV : Médicaments homéopathiques : quelle prise en charge ? L’article 42 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, consacré entre autres au remboursement de l’homéopathie, a été voté solennellement mardi 30 octobre par l’Assemblée nationale. Les députés ont toutefois précisé le périmètre de la réévaluation par la Commission de transparence de la Haute Autorité de santé (HAS) pour y insérer tous les médicaments homéopathiques. Dans la discussion, il apparaît que « la commission de la transparence de la HAS pourra ainsi rendre un avis global sur l’efficacité de ces médicaments, et non pas médicament par médicament comme le prévoit la procédure de droit commun ». La publication de Santé-Public France le 14 février 2019

Antibiotiques et Cour des comptes. Le référé du 14 février 2019. Dans un référé rendu public le 14 février,  la Cour des comptes dénonce « des pratiques de prescription et de dispensations [des antibiotiques] inflationnistes »et appelle la ministre de la santé à « mettre en œuvre de manière plus directive une palette de mesures visant à réduire la consommation d’antibiotiques et à en garantir l’effectivité en utilisant l’instrument de la ROSP ». En effet,  « les deux derniers plans antibiotiques fondés sur la pédagogie et l’autorégulation des professionnels de santé se sont soldés par un échec » avec des consommations reparties à la hausse depuis 2005, notamment en ville. Les sages envisagent même  « la vérification croisée des prescriptions des antibiotiques des médecins généralistes par les médecins coordonnateurs des EHPAD » Pour lire les recommandations de la Cour des comptes, voir les pages 150 et 151

Souffrance au travail. La souffrance au travail peut se manifester par une démotivation croissante du salarié, par un désinvestissement. Par des changements de comportement, également, à travers des personnes à fleur de peau, particulièrement irritables et désabusées, ou encore par des signes psychosomatiques : troubles du sommeil, brûlures gastriques, hypertension, troubles musculosquelettiques… Le site << Souffrance au travail >> est fait pour vous aider à y voir plus clair. Pour rappeler que si le travail peut faire souffrir, c’est d’abord parce qu’il est porteur de nombreuses promesses : montrer ses savoir-faire, gagner sa vie, apprendre à vivre ensemble, à coopérer. Travailler, c’est se travailler et travailler ensemble. Pour agir, il faut des outils, comme au travail. Ce site est fait pour vous les transmettre. Le guide pratique pour le médecin généraliste       Questionnaire d’auto-évaluation de l’épuisement professionnel

 

Santé Publique

Améliorer le parcours de soins des patients atteints de cancer : de nouveaux indicateurs de qualité et de sécurité de soins. L’Institut national du cancer a élaboré de nouveaux indicateurs de parcours de soins pour le cancer du sein et le cancer colorectal. Testés en 2019, ils ont pour objectifs d’améliorer la qualité des soins et la sécurité du patient tout au long de son parcours. Les données analysées permettront d’envisager l’amélioration des pratiques et de la pertinence des soins.        Le communiqué de presse de l’INCA

Tique, pique et clics !! En France, entre 2009 et 2015, le nombre moyen annuel estimé de cas de borréliose de Lyme (BL), liée à la piqure de tique, était de l’ordre de 29 000 cas avec une incidence moyenne annuelle estimée à 46 cas pour 100 000 habitants au niveau national. Il est estimé en 2016 par INVS à 54 647 cas, soit 84 cas pour 100 000 avec des difficultés de surveillance et de méthodes. Comment se prémunir des morsures de tiques ?  Mais une fois piqué, que faire ? Vous trouverez quelques réponses dans cette seconde fiche : Que peut-il se passer après une piqures de tique ?     Faites-en bon usage même sans modération ! Et pour mémoire Un eDPC de sept heures : Tiques. Maladie de Lyme ou pas ? Pour s’abonner à Bibliomed : 1 an, 45 euros

Coqueluche, une aide au diagnostic clinique. Cette recommandation est basée sur 4 signes cliniques : toux paroxystique, vomissements suivant la toux, reprise inspiratoire et absence de fièvre qui permettent d’évaluer la probabilité d’une coqueluche. > Chez l’adulte : la toux paroxystique et l’absence de fièvre présentaient une sensibilité élevée (93,2 % [IC 95 %, 83,2-97,4] et 81,8 % [IC 95 %, 72,2-88,7], respectivement) et une faible spécificité (20,6 % [IC 95 %, 14,7 — 28,1] et 18,8 % [IC 95 %, 8,1-37,9]). Les vomissements après la toux et les reprises inspiratoires présentaient une sensibilité faible (32,5 % [IC 95 %, 24,5-41,6] et 29,8 % [IC 95 %, 18,0-45,2]) mais une spécificité élevée (77,7 % [IC 95 %, 73,1-81,7] et 79,5 % [95 % CI, 69,4-86,9]).  > Chez les enfants : les estimations de sensibilité et de spécificité ont été faites pour un unique signe clinique, les vomissements suivant la toux qui n’étaient que modérément sensibles (60,0 % [IC 95 %, 40,3-77,0]) et spécifiques (66,0 % [IC 95 %, 52,5-77,3]). Les auteurs font les recommandations suivantes : > Pour les patients adultes présentant une toux aiguë (durée de moins de 3 semaines) ou une toux subaiguë (3 à 8 semaines), les cliniciens évaluent 4 signes cliniques majeurs : toux paroxystique, vomissements après la toux, reprises inspiratoires et absence de fièvre pour évoquer un diagnostic clinique de coqueluche. (Grade 2C)* Il est peu probable que la toux soit due à la coqueluche si le patient est fébrile ou si la toux n’est pas de nature paroxystique. (Grade 2C). La toux est susceptible d’être provoquée par la coqueluche s’il elle est suivie de vomissements ou si elle est associée à un « chant du coq ». > Pour les enfants souffrant de toux aiguë (durée inférieure à 4 semaines, les cliniciens évaluent spécifiquement les 3 signes classiques, toux paroxystique, vomissements après la toux et les reprises inspiratoires. [avis d’experts]. La toux peut être due à la coqueluche si elle est suivie de vomissements [Grade 2C] ou si il y a une toux paroxystique ou un « chant du coq ». [avis d’experts]. Article publié dans « Chest » en janvier 2019

Système de santé

En Vendée à partir d’avril de cette année un cabinet isolé, deux cabinets secondaires et une maison de santé vont expérimenter les assistants médicaux. 6 tâches prioritaires ont été identifiées :  > Aide lors de la consultation. Il s'agira d'accueillir et d'installer les patients, puis de les aider à se déshabiller. L'assistant médical devra également prendre des données paracliniques et préparer le matériel. > Tâches administratives. Il faudra mettre à jour le dossier médical et/ ou le DMP du patient et aider à la rédaction des documents administratifs.. Comptabilité. L'assistant médical encaissera la consultation, vérifiera la comptabilité journalière et enverra les documents au comptable. Logistique. Il s'agira de vérifier le stock et commander le matériel. Coordination et éducation. L'assistant médical devra expliquer certains examens. Il participera au dépistage du cancer colorectal et prendra les appels reçus lors des consultations. Tâches spécifiques. La télémédecine sera l'une de ces tâches. Le gain estimé par les équipes est d’abord une augmentation des consultations de 20% et ensuite une augmentation de leur durée (de 18 à 25 minutes ).  A suivre. Les syndicats devraient revenir cette semaine à la table des négociations avec des contre-propositions.

Lancement de la seconde phase de concertation sur la réforme de l’accès aux études de santé. Dans la continuité des travaux précédemment menés, les Ministres lancent le 12 février la deuxième phase de la  concertation sur la réforme du premier cycle des études de santé.  Ce temps de concertation sera double : > un groupe national de travail composé des acteurs ayant participé à la première phase de concertation aura pour mission de proposer aux deux ministres les modalités de candidature pour accéder aux études de santé ;  > un travail sera engagé, afin de préciser l’organisation des voies d’accès aux études de santé, en cohérence avec les besoins effectifs des territoires et la structuration du paysage universitaire. A cet effet, plusieurs concertations délocalisées auront lieu, associant les Agences régionales de Santé et toutes les universités du territoire concerné.  Les conclusions qui se dégageront de cette deuxième phrase de concertation nourriront la rédaction des actes règlementaires qui devront permettre la mise en place effective de la réforme dès 2020 dans le respect des principes suivants : Le nombre d’étudiants formés devront répondre aux besoins du territoire ; La diversité des voies d’accès devra être effective ; Les modalités d’accès devront permettre d’accueillir et de former des étudiants aux profils variés.

Juridique, Ethique

Évaluation du coût des mesures de protection juridique des majeurs gérées par des mandataires judiciaires — Note méthodologique préalable à la réalisation d’une enquête de coûts. Prononcées par le juge des tutelles, les mesures de protection juridique des majeurs concernent les personnes qui ne sont pas en mesure de pourvoir seules à leurs intérêts en raison d’une altération médicalement constatée de leurs facultés (au moins 730 000 adultes étaient concernés en 2017). La personne chargée d’exécuter cette mesure peut être un membre de la famille ou, à défaut, un mandataire judiciaire. Dans ce dernier cas, le coût peut être pris en charge par un financeur public, s’il ne peut être supporté par la personne protégée ou sa famille.  Il est apparu nécessaire de mesurer, par une enquête ad hoc, les coûts ainsi engagés.   Pour lire la note préalable à l’enquête

Gestion professionnelle

Quid de la formation continue des médecins ? Selon l’article R.4127-11 du Code de la santé publique, "tout médecin entretient et perfectionne ses connaissances dans le respect de son obligation de développement professionnel  continu". Le médecin, qu’il soit libéral, hospitalier ou salarié, a l’obligation légale de se soumettre à une formation continue ainsi qu’à une évaluation de sa pratique. C’est la notion de développement professionnel continu (DPC) introduite par la loi n°2009-879 du 21 juillet 2009 qui, pour un médecin, comprend l’évaluation de ses pratiques, l’estimation de sa propre compétence, et la formation.  La formation continue des professionnels de santé. Drees 2016.

Education du patient

Évaluation du fonctionnement en dispositif intégré des instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques (ITEP) et des perspectives d’extension. Les instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques (ITEP), créés en 2005, reçoivent, en internat ou semi-internat, des enfants, adolescents et jeunes adultes qui, sans présenter de déficience intellectuelle ou cognitive, connaissent des difficultés psychologiques dont l’expression (intensité des troubles du comportement notamment) perturbe gravement la socialisation et l’accès aux apprentissages.              Pour lire le rapport de l’IGAS. 277 pages
 
Vie associative

Les experts comptables conseillent souvent aux gestionnaires des associations de ne pas faire de bénéfices financiers ou d'excédents de trésorerie. Est-ce fondé ? Réponse : L’affectation des excédents : à titre liminaire, il est réaffirmé le principe selon lequel il est légitime qu’un organisme non lucratif dégage, dans le cadre de son activité, des excédents, reflets d’une gestion saine et prudente. Cependant, l’organisme ne doit pas les accumuler dans le seul but de les placer ou pire de les partager . Les excédents réalisés, voire temporairement accumulés, doivent être destinés à faire face à des besoins ultérieurs ou à des projets entrant dans le champ de son objet non lucratif. Ces excédents ne peuvent être affectés qu’à un ou plusieurs des objets de l’association décrits dans ses statuts. En comptabilité, c'est une provision pour charges à répartir sur plusieurs exercices. Compte 157 de la classe 1. Ainsi, une utilisation manifestement abusive des excédents (rémunération de nombreux dirigeants, engagement de dépenses somptuaires par l’organisme au profit de ses membres) doit conduire à considérer que l’organisme de par ses modalités de gestion n’est pas non lucratif. Rappel : La loi du 1er juillet 1901 énonce simplement, dans son premier article, que « l’association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices » Pour l’administration, « les excédents réalisés, voire temporairement accumulés, doivent être destinés à faire face à des besoins ultérieurs ou à des projets entrant dans le champ de son objet non lucratif»

 


 
 

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