• Actus Santé publique - Archives

  • Discipline :
  • Santé publique
  • Auteur :
  • Pierre Colombier - Veille UnaformeC
  • Date :
  • 25/03/2018

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9 - 15 Septembre 2019

THS : un million de cancers du sein de plus en occident depuis 1990 ? Cette méta-analyse a utilisé les données individuelles des participantes issues de toutes les études prospectives éligibles avec des informations sur le type et le temps d’utilisation de l’hormonothérapie substitutive de la ménopause (THS).  Chaque type de THS, à l’exception des œstrogènes vaginaux, était associé à des risques excessifs de cancer du sein, qui augmentaient régulièrement avec la durée d’utilisation et étaient plus importants pour l’association œstrogène plus progestatif que pour les préparations contenant uniquement un œstrogène. Pour les femmes de poids moyen dans les pays développés, cinq ans de THS à partir de 50 ans augmenteraient l’incidence du cancer du sein à l’âge de 50 à 69 ans d’environ un pour 50 utilisatrices d’œstrogène plus un progestatif quotidien ; un pour 70 utilisant un œstrogènes plus un progestatif intermittent ; et un pour 200 utilisant un traitement à base d’œstrogène uniquement. Le risque correspondant à 10 ans de THS serait environ deux fois plus important. Dans les pays occidentaux, environ 20 millions de cancers du sein ont été diagnostiqués depuis 1990, dont environ un million aurait été causé par l'utilisation de THM. Article publié dans « The Lancet » le 29 août 2019

 

Perturbateurs endocriniens. Fruit d’une concertation menée depuis janvier 2019, la deuxième stratégie se structure autour de trois enjeux prioritaires : 1. Former et informer, pour que chacun puisse agir en connaissance de cause. 2. Protéger l’environnement et les populations : agir sur les écosystèmes, c’est aussi agir sur notre santé. 3. Améliorer les connaissances en accélérant la recherche, notamment sur les impacts des perturbateurs endocriniens sur la santé. Le communiqué de presse du 3 septembre 2019

 

2 - 8 Septembre 2019

Moustiques vecteurs de maladies. Pour limiter le risque d’importation et d’implantation des maladies dites vectorielles transmises par des moustiques, le ministère chargé de la santé a mis en place un dispositif de surveillance. Il s’oriente autour de trois grands axes : la détection précoce de la présence de ces moustiques vecteurs, une surveillance des cas humains de maladies qu’ils véhiculent (dengue, chikungunya…) et une sensibilisation des personnes résidant dans les zones où ces moustiques sont présents et actifs. Principales maladies vectorielles transmises par les moustiques : Le chikungunya, La dengue,  Le virus Zika, La fièvre du Nil occidental (West Nile virus), La fièvre jaune, Le paludisme (Site de l’OMS) Pour en savoir plus, Deux WIKI/SFDRMG/UnaformeC Dengue et Chikungunya Trois Bibliomed : La dengue : état des lieux en 2017, Zika, microcéphalies et lésions neurologiques? De nouvelles données, Chikungunya

 

Les femmes enceintes prennent encore trop de médicaments. Selon une étude franco-canadienne publiée en juillet dans la revue Plos One, les femmes enceintes sont toujours nombreuses à consommer trop de médicaments en France. 9 sur 10. Grâce aux données anonymisées de la sécurité sociale, plus de 36.000 grossesses menées à terme entre 2010 et 2013 ont pu être analysées. Conclusion: neuf femmes enceintes sur dix ont pris des médicaments, trois prescriptions en moyenne. Entre 19% et 30% d’entre elles étaient traitées pour une dépression, 11% à 15% pour de l’asthme, 1% à 8% pour un diabète et le reste pour de l’hypertension. Des chiffres plus élevés que dans d’autres pays, qui reflètent une tendance générale à la surconsommation de médicaments en France. Un pictogramme permet de signaler les médicaments dangereux. Mais en pratique, il est mal utilisé. «Une quinzaine de substances sont tératogènes chez l’humain (provoquent des malformations chez le fœtus, NDLR) et une quarantaine sont foetotoxiques, ce qui représente environ 10% des spécialités sur le marché», souligne le Centre de Référence sur les Agents Tératogènes, qui recense sur son site tous les médicaments dangereux pour la femme enceinte. «Seules ces spécialités devraient disposer d’un pictogramme pour attirer l’attention des professionnels de santé et des patientes en raison de leur effet nocif avéré chez l’humain. Or, environ 60 à 70 % des spécialités vont se voir apposer un pictogramme ’’Interdit’’ ou ’’Danger’’.»

 

26 Août - 1er Septembre 2019

Moustiques vecteurs de maladies. Pour limiter le risque d’importation et d’implantation des maladies dites vectorielles transmises par des moustiques, le ministère chargé de la santé a mis en place un dispositif de surveillance. Il s’oriente autour de trois grands axes : la détection précoce de la présence de ces moustiques vecteurs, une surveillance des cas humains de maladies qu’ils véhiculent (dengue, chikungunya…) et une sensibilisation des personnes résidant dans les zones où ces moustiques sont présents et actifs. Principales maladies vectorielles transmises par les moustiques : Le chikungunyaLa dengue,  Le virus ZikaLa fièvre du Nil occidental (West Nile virus)La fièvre jauneLe paludisme (Site de l’OMS) Pour en savoir plus, Deux WIKI/SFDRMG/UnaformeC Dengue et Chikungunya Trois Bibliomed : La dengue : état des lieux en 2017, Zika, microcéphalies et lésions neurologiques? De nouvelles données, Chikungunya

 

Les femmes enceintes prennent encore trop de médicaments. Selon une étude franco-canadienne publiée en juillet dans la revue Plos One, les femmes enceintes sont toujours nombreuses à consommer trop de médicaments en France. 9 sur 10. Grâce aux données anonymisées de la sécurité sociale, plus de 36.000 grossesses menées à terme entre 2010 et 2013 ont pu être analysées. Conclusion: neuf femmes enceintes sur dix ont pris des médicaments, trois prescriptions en moyenne. Entre 19% et 30% d’entre elles étaient traitées pour une dépression, 11% à 15% pour de l’asthme, 1% à 8% pour un diabète et le reste pour de l’hypertension. Des chiffres plus élevés que dans d’autres pays, qui reflètent une tendance générale à la surconsommation de médicaments en France. Un pictogramme permet de signaler les médicaments dangereux. Mais en pratique, il est mal utilisé. «Une quinzaine de substances sont tératogènes chez l’humain (provoquent des malformations chez le fœtus, NDLR) et une quarantaine sont foetotoxiques, ce qui représente environ 10% des spécialités sur le marché», souligne le Centre de Référence sur les Agents Tératogènes, qui recense sur son site tous les médicaments dangereux pour la femme enceinte. «Seules ces spécialités devraient disposer d’un pictogramme pour attirer l’attention des professionnels de santé et des patientes en raison de leur effet nocif avéré chez l’humain. Or, environ 60 à 70 % des spécialités vont se voir apposer un pictogramme ’’Interdit’’ ou ’’Danger’’.»

22-28 Juillet 2019

Investigations autour des cas d’agénésie transverse des membres supérieurs (ATMS) observés dans trois départements métropolitains. Deux comités ont été constitués par Santé Publique France et l’Anses pour mener cette mission : > un comité d’experts scientifiques (CES) composé de 20 personnalités scientifiques couvrant l’ensemble des disciplines utiles au regard du sujet, chargé d’identifier et d’analyser les différentes hypothèses causales, de formuler des recommandations aux pouvoir publics en matière de suivi des populations et de maîtrise des expositions. Le CES est un comité indépendant des agences sanitaires missionnées, constitué après appel à candidatures. Un comité d’orientation et de suivi (COS) qui regroupe l’ensemble des parties prenantes concernées par les ATMS, et en particulier des parents d’enfants atteints de cette malformation.     Le communiqué de presse  Premier Rapport sur les Agénésies Transverses des Membres Supérieurs (ATMS). Ain, Morbihan et Loire-Atlantique. 266 pages

 

Même en métropole il faut penser au diagnostic de dengue ou de chikungunyaArboviroses : données de surveillance pour anticiper la lutte. Depuis 2010, en métropole, 12 épisodes de transmission autochtone ont été identifiés, 9 de dengue et 3 de chikungunya, qui ont entraîné au total 54 cas autochtones, 23 de dengue et 31 de chikungunya  En 2018, 352 cas d'arbovirose importés et 8 cas autochtones ont été identifiés en France métropolitaine. Ces 8 cas concernaient la dengue dans les Alpes-Maritimes (5), le Gard (1) et l'Hérault (2).  Le BEH du 9 juillet 2019

 

Les publications institutionnelles de la HAS. La HAS a publié le 9 juillet 2019 son deuxième rapport d’analyse prospective du système de santé. Sous le titre « Numérique : quelle (R)évolution ? » nous analysons les conditions et les priorités fondamentales pour faire du numérique un outil au service de la qualité, de la sécurité et de l’efficience du système de santé et de protection sociale. Nous y présentons 29 propositions pour les usagers et les acteurs dans le champ sanitaire, social & médico-social.  Consultez également le projet stratégiques 2019 - 2024, année qui a vu le périmètre de la HAS s'étendre aux champs social et médico-social.

 

Adoption du projet de loi Ma Santé 2022 par le Parlement. Traduisant une partie des mesures de Ma Santé 2022, le Parlement a adopté aujourd’hui le projet de loi qui s’appuie sur trois axes principaux : > Préparer les futurs soignants aux besoins du système de santé de demain >  Créer, dans tous les territoires, un collectif de soins au service des patients  > Faire du numérique un atout pour le partage de l’information en santé et l’évolution des pratiques.

Ma Santé 2022 comprend aussi des accords entre l’Assurance maladie et les professionnels de santé pour améliorer la prise en charge des patients en ville et créer des assistants médicaux qui libéreront du temps des médecins pour accueillir plus de patients. Pour une lecture rapide : tout en six fiches

 

15-21 Juillet 2019

Vaccins contre les papillomavirus : des résultats et un espoir.  Cette revue systématique et méta-analyse évaluait l’impact au niveau de la population de pays à revenu élevé de la vaccination des filles et des femmes contre le papillomavirus humain (HPV) sur les infections à HPV, les diagnostics de verrue anogénitale et la néoplasie intraépithéliale cervicale de grade 2+ (CIN2 +).  Cette revue systématique et méta-analyse comprend des données provenant de 60 millions d’individus et d’un suivi post-vaccinal allant jusqu’à 8 ans. Ces résultats montrent des preuves convaincantes de l’impact substantiel des programmes de vaccination anti-HPV sur les infections à HPV et le CIN2 + chez les filles et les femmes, ainsi que sur les diagnostics de verrues anogénitales chez les filles, les femmes, les garçons et les hommes. Article publié dans « The Lancet » le 29 juin 2019

 

Le cancer du col utérin sera diagnostiqué chez plus de 44 millions de femmes dans les 50 prochaines années si les programmes de prévention primaire et secondaire ne sont pas mis en œuvre dans les pays à faible ou moyen revenus. Cette étude de modélisation nous dit que si la vaccination avec une couverture importante peut être mise en œuvre rapidement, un effet substantiel se manifestera dans trois à quatre décennies. A moyen terme, un dépistage du cancer du col utérin sera nécessaire pour les cohortes plus âgées qui ne bénéficieront pas de la vaccination contre le HPV. A  partir de 2020 l’association du vaccin anti-HPV et du dépistage du cancer du col permettrait d’éviter 12,5 à 13,4 millions de cas dans le monde de cancers du col utérin d’ici 2069. Ce projet fait partie des objectifs 2020-2030 de l’OMS.  Article publié dans « The Lancet Oncology » le 19 février 2019

 

Dépistage du cancer du col de l’utérus : le test HPV recommandé chez les femmes de plus de 30 ans. La Haute Autorité de santé vient d'actualiser ses recommandations sur le dépistage du cancer du col de l'utérus. Chez les femmes de plus de 30 ans, le test HPV est désormais indiqué en première intention. Dans cette population, "il s'avère plus efficace que l'examen cytologique", juge la HAS. Le communiqué de presse du 11 juillet 2019. Nouveau site de la HAS. Actualisation de la recommandation La synthèse en quatre pages

 

Évaluation du dispositif réglementant l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à proximité des lieux accueillant des personnes vulnérablesEn application du plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques d’avril 2018, cette mission interinspections visait à évaluer la portée des arrêtés préfectoraux réglementant l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des lieux et établissements accueillant des personnes vulnérables (écoles, hôpitaux, EHPAD..).  Elle s’inscrit dans la continuité du rapport de 2017 sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Ce nouveau rapport : établit une typologie des arrêtés préfectoraux pris en application de l’art L.253-7-1 du Code rural et de la pêche maritime  ;  évalue la pertinence et l’efficacité globale du dispositif ainsi que son niveau de mise en œuvre, au regard de l’objectif de protection affirmé par la loi  ;  propose les améliorations souhaitables, notamment les adaptations de la réglementation en vigueur.   Lire le rapport

 

Maladie de Lyme. Les 24 sociétés scientifiques se sont mobilisées le 11 juillet dans l’intérêt des patients. Elles demandent aux tutelles une clarification de leur position pour nous aider à protéger nos patients. Les cinq centres de référence pour la prise en charge des maladies vectorielles à tiques (CRMVT) désignés par un jury indépendant et prévus dans le plan national ont été annoncés. Il s’agit du CHU de Clermont-Ferrand associé au CHU de Saint-Etienne, du CHU de Marseille, du CHU de Rennes, du CHU de Strasbourg associé au CHU de Nancy, et enfin du Groupe hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) associé au CHU de Créteil. Pourquoi ces centres et pas les autres ?  Rappel : Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques : point d’étape le 3 juillet 2019.            Le communiqué de presse des sociétés savantes

 

3-9 juin 2019

Dépistage du cancer du col utérin. Frottis cervico utérin (FCU)* ou test HPV** ? 3 000 femmes sont touchées chaque année par un cancer du col de l’utérus (Bourdillon. BEH2- 2017). 1100 femmes décèdent chaque année d’un cancer du col de l’utérus (Bourdillon. BEH2- 2017). 33% est le taux se supériorité de sensibilité du test HPV par rapport au frottis pour détecter des lésions pré cancéreuses (Etude HPV focal – 2018). 30% des femmes ayant un cancer du col de l’utérus avéré ont eu un frottis classique (Lancet 2013). 8 pays ont adopté le test HPV en dépistage national primaire. Australie, Danemark, Finlande, Italie, Pays Bas, Royaume Uni, Suède et Turquie et ... pas la France. 65% des femmes françaises se font dépister par le frottis classique mais 65% des dépistages ne sont pas faits au rythme souhaité. Dans environ 20 à 30% des cas, le frottis ne va pas détecter les lésions précancéreuses.” Alors que “Le test HPV n’ignore pas de lésion précancéreuse dans plus de 99% des cas.” (Avis d’auteur : Dr Joseph Monsonego, Gynécologue). *Le frottis cervico-utérin (FCU) est le premier test de dépistage, le plus ancien (80 ans !). Il met en évidence des cellules anormales directement sur le col, à cette zone de jonction susceptible d’abriter et de garder les papillomavirus (HPV) à l’origine du cancer du col. Il est parfaitement spécifique, en ce que si anomalies il y a, ce sont des lésions cancéreuses. Il est en revanche peu sensible parce qu’il peut méconnaître des lésions si celles-ci sont situées en dehors du site prélevé. Ou si l’anatomopathologiste les a mal interprétées… **Le second test (test HPV), qui date d’une dizaine d’années, est un test de biologie moléculaire, à l’instar de ceux que l’on utilise pour isoler le virus de l’hépatite C ou le VIH, par conséquent parfaitement sensible. Le test HPV détecte les virus présents dans les cellules de la muqueuse du col et comme sans HPV, pas de cancer possible, il permet de rassurer pour un certain temps. A la clé, un allongement permis du délai entre deux dépistages, à 5, voire 10 ans  ***La sensibilité (Se) est la probabilité qu'un test réalisé sur une personne malade se révèle positif; autrement dit, que le test soit positif sachant que la personne est malade. La sensibilité correspond donc au nombre de personnes malades et positives au test (vrais positifs) parmi l'ensemble des personnes malades. Pour rappel : La spécificité (Sp) est la probabilité qu'un test réalisé sur une personne saine se révèle négatif; autrement dit, que le test soit négatif sachant que la personne n'est pas malade. La spécificité correspond donc au nombre de personnes non-malades et négatives au test (vrais négatifs) parmi l'ensemble des personnes non-malades.

 

Une évaluation pour mesurer l’efficacité des programmes de prévention des conduites addictives à destination des jeunes. Une démarche d’évaluation des programmes de prévention des conduites addictives à destination des jeunes a été initiée sous l’égide de la Commission interministérielle de prévention des conduites addictives (CIPCA). Cinq programmes de prévention ont ainsi été évalués pour mesurer leur impact réel sur les comportements de consommation des jeunes. Vous pouvez consulter ci-dessous les rapports et synthèses des évaluations des cinq programmes : > programme de prévention et de réduction des risques en milieu festif électro : présentation synthétiquesynthèse et rapport complet d’évaluation > programme Unplugged de prévention universelle de l’usage des substances psychoactives en milieu scolaire : synthèse et rapport complet d’évaluation > programme « Avenir sans Tabac » d’aide à l’arrêt et à la réduction de l’usage de tabac et de cannabis destiné aux élèves de lycées et de CFA : synthèse et rapport complet d’évaluation > programme de prévention des consommations de substances psychoactives auprès de jeunes apprentis du bâtiment : synthèse et rapport complet d’évaluation > programme de prévention par les pairs des consommations de substances psychoactives : synthèse et rapport complet d’évaluation

 

1,6 million de fumeurs en moins, en à peine deux ans: le recul spectaculaire du tabagisme en France se confirme en 2018, selon le dernier Baromètre santé publié mardi 28 mai. Pour la deuxième année consécutive, l’enquête met en évidence une diminution du nombre de fumeurs quotidiens âgés de 18 à 75 ans. «L’ampleur de la baisse sur deux ans, de l’ordre de 12 %, est sans précédent: elle traduit non seulement un arrêt du tabac chez des fumeurs mais aussi une réduction du nombre de jeunes qui entrent dans le tabagisme». Selon François Bourdillon (Santé Publique France),  « les effets de cette baisse de consommation sur la mortalité ne se feront de toute façon pas sentir avant dix ou quinze ans ». On estime à 75.000 le nombre de morts attribuables en 2015 au tabagisme, à la suite de cancers, de maladies cardiovasculaires ou de pathologies respiratoires. Cela correspond à 13 % des décès survenus en France métropolitaine.  Le communiqué de Santé Publique France du 27 mai 2019

27 mai - 2 juin 2019

Ostéoporose : prévenir la survenue des fractures. La HAS a actualisé la fiche de bon usage sur les médicaments de l’ostéoporose. Cette fiche rappelle que le traitement médicamenteux en prévention des fractures liées à l’ostéoporose n’est indiqué que lorsque le risque fracturaire est élevé.La fiche de la HAS du 19 mai 2019           

 

Polyarthrite rhumatoïde et biosimilaires. En France, quelque 217 600 personnes souffraient en 2017 d'une PR grave évolutive, dont trois fois plus de femmes que d'hommes. Le travail de la HAS, initié à la demande de la Direction de la sécurité sociale, représente la première évaluation médico-économique des traitements de fond biologiques de la PR en France. Elle porte sur 180 stratégies de prise en charge.  En première ligne de traitement, le méthotrexate est le médicament de fond de référence de la PR. Mais en deuxième ligne et plus, les traitements de fond biologiques (molécules mères et leurs biosimilaires) et plus récemment les traitements de fond dits synthétiques ciblés sont prescrits, en association avec le méthotrexate Évaluation médico-économique des traitements de fond biologiques dans la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde         Qu’est-ce qu’est un médicament biosimilaire. La fiche de la HAS de 2017

 

Recommandations sanitaires aux voyageurs : les nouveautés de 2019. Comme chaque année, les nouvelles recommandations sanitaires pour les voyageurs viennent d’être publiées dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire avec les dernières mises à jour. Les recommandations concernent tous les voyageurs, quelles que soient les destinations, la raison et les conditions de leurs voyages. Elles rappellent l’importance, pour prévenir les maladies liées aux voyages, de la vaccination, de la chimioprophylaxie du paludisme, des mesures de protection contre les moustiques et autres arthropodes, des mesures d’hygiène alimentaire et de lavage des mains. Elles précisent les risques liés aux transports, à l’environnement dont la pollution atmosphérique, et à certaines situations. Les précautions à prendre, avant et pendant le voyage, en fonction des personnes (âge, grossesse, pathologie préexistante, besoin de médicaments, etc.) sont détaillées. Enfin, le chapitre consacré à la prévention de la dissémination de maladies infectieuses au retour du voyage a été largement remanié. Le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) mai 2019    

 

20 - 26 mai  2019

Cancer colorectal : mesure d’urgence de la Cnam pour assurer le dépistage. La Cnam a introduit un pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat contre cette décision. Mais les délais sont longs : la décision devant intervenir en juillet prochain. Parallèlement, à titre conservatoire, une nouvelle procédure d’appel d’offres a été publiée le 9 mai 2019 ; mais elle ne devrait pas aboutir avant la fin de l’année 2019. Ainsi, les livraisons de kits aux professionnels de santé et aux centres régionaux de coordination et de dépistage des cancers reprendront à partir du 21 juin prochain. "Le dispositif de commandes en ligne des kits sera réactivé, à cet effet, dès la fin du mois de mai", précise l’Assurance maladie. 

 

Le ministère communique sur son site sur l’AVC Le 14 mai étant la journée européenne de prévention de l’AVC, le ministère en profite pour rappeler quels sont les premiers signes des AVC. Un accident vasculaire cérébral (AVC), également souvent encore appelé « attaque », survient lorsque la circulation sanguine vers ou dans le cerveau est interrompue par un vaisseau sanguin bouché (AVC ischémique le plus fréquent) ou par un vaisseau sanguin rompu (AVC hémorragique), dans moins de 15% des cas.           Une affiche à imprimer si vous le souhaitez

13 - 19 mai  2019

Fertilité, endométriose : l'Inserm fait le point sur les recherches. Aujourd’hui, environ un couple sur 8 consulte pour des difficultés à procréer. Les raisons sont probablement liées au fait que les projets parentaux ont lieu plus tardivement qu’autrefois, ou encore que les couples consultent plus facilement en mettant de côté les tabous liés à l’infertilité. Ainsi, l’infertilité est devenue un problème de santé publique et la communauté scientifique se mobilise. Où en sont les recherches sur ces questions au cœur des problématiques sociétales actuelles ? Quel est leur transfert possible vers la clinique ? Les axes de recherche sur les troubles de la fertilité sont nombreux. L'objet de ce point presse n'est pas de les aborder de manière exhaustive mais d'évoquer les secteurs sur lesquels la recherche avance              Le communiqué de presse de l’Inserm du 30 avril 2019  Et pour en savoir (encore) plus eDPC de sept heures Indemnisation des participants : 315 euros Endométriose : dépistage et traitement précoces. Pourquoi ? Le plus 2019 en fin de programme : cas clinique rappel des messages clés

 

Vaccination obligatoire et adjuvants. Le Conseil d’État valide l’extension de la liste des vaccins obligatoires et rejette la demande de retrait de ceux qui contiennent de l’aluminium. La décision du 6 mai 2019

 

6 - 12 mai  2019

Alcool : l'Académie de médecine parle d'une "défaite majeure pour la santé publique" Après "une diminution régulière du volume d’alcool consommé depuis 50 ans, passé de 26 litres d’alcool pur en moyenne par habitant en 1961 à 11,7 litres en 2017", la consommation française d’alcool est la même en 2017 qu’en 2013, annonçait en effet Santé Publique France dans un bulletin de février 2019. Or, l'alcool est la première cause évitable de mortalité des 15-30 ans, et la deuxième cause évitable de décès de toutes causes et par cancers (après le tabac), rappelle l'Académie. "On ne peut ainsi négliger 41.000 décès chaque année, que 50% des élèves de 6ème ont déjà expérimenté l’alcool, que 20% des élèves de terminale sont des consommateurs réguliers et un coût social évalué à 120 milliards d’euros par an", ajoute-t-elle. Le communiqué de l’académie de médecine du 29 avril 2019

 

Le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge remet ses propositions sur la qualité des modes d’accueil des jeunes enfants en vue de la campagne de formation continue des 600 000 professionnels de la petite enfance. Sylviane Giampino, Vice-Présidente du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) et présidente du Conseil de l’enfance et de l’adolescence a remis aujourd’hui à Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé ainsi qu’à Adrien Taquet, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, un rapport intitulé « pilotage de la qualité affective, éducative et sociale de l’accueil du jeune enfant ». Ce rapport formule des propositions de repères pour un référentiel de qualité des acteurs de la petite enfance ; ces repères serviront de base au plan de formation des 600 000 professionnels de la petite enfance, prévu par la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté. Le communiqué de presse  Le rapport de 260 pages La synthèse de 20 pages    

29 avril - 5 mai  2019

Les MICI en forte augmentation chez les adolescents. En dix ans, l'incidence de la maladie de Crohn (MC) a augmenté de + 126 % chez les adolescents passant de 4,2 à 9,5 pour 100 000 habitants ; et de 1,6 à 4,1 pour 100 000 habitants (+ 156 %) pour la rectocolite hémorragique (RCH)L’article du BEH d’avril 2019.  Voir WIKIDPC : maladies chroniques de l’intestin eDPC de sept heures Maladies chroniques intestinales

 

Vaccins obligatoires. Que dire un an après ? La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, vient de donner le coup d’envoi de la Semaine Européenne de la Vaccination (SEV), qui se déroulera du 24 au 30 avril 2019. A cette occasion, elle a révélé les premiers résultats encourageants de la mise en œuvre des 11 vaccinations obligatoires du petit enfant. La couverture vaccinale des nouveau-nés progresse, de même que les perceptions positives de leurs parents sur la vaccination. Les chiffres  du ministère  Cliquez et lisez Médecine vous l’offre

 

Diététique et diabète de type 2 : des résultats à 2 ans. DiRECT est un essai ouvert, randomisé et contrôlé en grappes, mené dans des cabinets de soins primaires au Royaume-Uni. Il a évalué le pourcentage de rémissions chez des diabétiques de type 2 bénéficiant d’une prise en charge intensive en médecine générale. Les auteurs concluent que le programme DiRECT a maintenu la rémission à 24 mois pour plus du tiers des personnes atteintes de diabète de type 2.  Article publié dans « The Lancet Diabetes & Endocrinology » le 6 mars 2019

 

Allergies respiratoires : les données 2018. Le réchauffement climatique et la hausse des températures conduisent à une augmentation des quantités de pollen. Un constat vérifié en 2018 avec un pic anormal des concentrations de pollen de bouleau durant le mois d’avril correspondant à une période de chaleur exceptionnelle. La synthèse de Vie Publique. Sur la toile publique     Surveillance 2018 en France de l’exposition aux pollens et aux moisissures, Réseau national de surveillance aérobiologique, 2018            Surveillance des pollens et moisissures dans l’air ambiant, 2018 .

 

Entre 2017 et 2018, l'espérance de vie à la naissance n'a augmenté que de 0,1 an pour les hommes et elle a reculé de 0,1 an pour les femmes. Elle est aujourd'hui estimée à 79,4 ans pour les hommes et 85,2 ans pour les femmes selon les chiffres provisoires de l’Insee pour la France entière, un gain qualifié de "modeste" les auteurs de cette étude passionnante publiée ce jour dans la revue Populations et Sociétés de l'Ined (Institut National d'études démographiques).

 

22 - 28 avril 2019 

Les cancers professionnels en 2018. Plus de 1.800 cancers d'origine professionnelle en moyenne sont reconnus chaque année en France, en très grande majorité (80%) liés à l'amiante, selon des données présentées jeudi par la branche Risques professionnels de l'assurance maladie.        Le communiqué de l’AFP du 11 avril 2019. Pathologies et chiffres        

 

Évaluation du 3è plan national santé environnement et préparation de l’élaboration du plan suivant. Le plan national santé-environnement vise à programmer et à organiser un ensemble d’actions de nature à prévenir ou à faire cesser les atteintes environnementales à la santé humaine, notamment les pollutions de l’air, de l’eau ou des sols et l’exposition des populations à des facteurs toxiques. Le rapport de l’IGAS d’avril 2019

 

La perte d’autonomie des personnes âgées à domicile - Quelles disparités entre départements ? Grâce à l’enquête Vie quotidienne et santé (VQS) réalisée en 2014, la perte d’autonomie des personnes âgées vivant à domicile peut être comparée entre les départements français (hors Mayotte), pour divers indicateurs de limitations fonctionnelles, restrictions d’activité, ou recours à des aides professionnelles ou de l’entourage.           Le dossier de la DREES d’avril 2019. N°34

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