• Actualités Covid-19

  • Discipline :
  • Infectiologie
  • Auteur :
  • Pierre Colombier - Veille UnaformeC
  • Date :
  • 25/05/2020

Jean Castex, coordonnateur national à la stratégie du déconfinement a qualifié l'"après-11 mai" de "sas" et a appelé à préserver la réversibilité des mesures de confinement en cas de résurgence de l'épidémie. Le rapport souligne qu'en l'absence, à brève échéance, de vaccin, la population demeure vulnérable face à une éventuelle deuxième vague épidémique de Covid-19. Le rapport

 

La dynamique «naturelle» de propagation d’un virus est quantifiée par le paramètre-clé R0: c’est le nombre de personnes que contamine, en moyenne, chaque patient infecté en situation normale. Il est voisin de 3 pour le coronavirus (c’est deux fois plus que la grippe, mais cinq fois moins que la rougeole). Lorsque des mesures sont appliquées pour contenir l’épidémie, ce chiffre est censé diminuer. Il est alors noté R: c’est le taux de reproduction effectif du virus. S’il est supérieur à 1, le nombre de nouveaux cas augmente tous les jours: la dynamique est exponentielle, c’est l’emballement. S’il est égal à 1, le nombre de nouveaux cas est constant au cours du temps: la dynamique est linéaire, l’épidémie sous contrôle. S’il est inférieur à 1, le nombre de nouveaux cas diminue progressivement et le virus finit par disparaître.    Mais je suis certain que vous voulez en savoir plus. Cliquez et lisez tout

 

Quelles sont les personnes vulnérables ? Depuis le 1er mai 2020, certains salariés bénéficiant d’un arrêt de travail dérogatoire ont été placés en activité partielle. Cette mesure s’applique aux arrêts de travail en cours au 1er mai, quelle que soit la date du début de ceux-ci. Ainsi, ont été placés en position d’activité partielle, les salariés vulnérables car ils présentent un risque de développer une forme grave d’infection au virus Covid-19 et qui se trouvent dans l’impossibilité de continuer à travailler.  Il en est de même pour le salarié qui partage le même domicile qu’une personne vulnérable.

Personnes vulnérables face au Covid-19 : les critères. On attendait les critères de vulnérabilité pour connaître précisément les salariés qui pouvaient bénéficier de cette nouvelle mesure. Ces critères ont été fixés par un décret publié le 6 mai 2020. Le salarié (ou la personne qui partage le domicile du salarié) est considéré comme une personne vulnérable s'il remplit l'un des critères suivants : être âgé de 65 ans et plus ; avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d'accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ; avoir un diabète non équilibré ou présenter des complications ; présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d'une infection virale : (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ; présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ; être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ; présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ; être atteint d'une immunodépression congénitale ou acquise ; présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ; être au 3e trimestre de la grossesse. Décret n° 2020-520 du 5 mai 2020 modifiant le décret n° 2020-73 du 31 janvier 2020 portant adoption de conditions adaptées pour le bénéfice des prestations en espèces pour les personnes exposées au coronavirus, Jo du 6          Décret n° 2020-521 du 5 mai 2020 définissant les critères permettant d'identifier les salariés vulnérables présentant un risque de développer une forme grave d'infection au virus SARS-CoV-2 et pouvant être placés en activité partielle au titre de l'article 20 de la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020, Jo du 6

 

Santé Publique France. Recensement national des cas de COVID-19 chez les professionnels en établissements de santé. Au 10 mai 2020.  Définition de cas. Est considéré comme un cas tout > professionnel en établissement de santé infecté par SARS-CoV-2, confirmé par PCR, > professionnel en établissement de santé probablement infecté par SARS-CoV 2, (clinique, historique de contact ou imageries évocatrices), reconnu comme infecté par la cellule « covid19 » ou le référent infectiologue de l’ES. Résultats clés : > 25 337 cas rapportés par 1 091 établissements répartis dans les 17 régions françaises depuis le 1er mars 2020 > parmi les 25 337 cas, 21 500 (85%) étaient des professionnels de santé et 2 420 (10%) des personnels non soignants < pour 5% des cas, la catégorie professionnelle n’était pas renseignée ne grande partie des cas étaient des infirmiers (28%) ou des aides-soignants (26%) > parmi ces 25 337 cas, 13 décès liés à l’infection à SARS-CoV-2 ont été rapportés depuis le 1er mars 2020, dont 4 médecins, 3 aides-soignants, 1 professionnel de santé "autre" et 5 personnels non soignants.

 

Coronavirus, autotests et HAS. Ces autotests ont des  "performances inégales" c’est ce que  la Haute Autorité de Santé vient de faire savoir. En effet la HAS met en garde contre une adoption prématurée de ces autotests destinés au Covid-19. A ce jour, précise l'autorité, "il existe très peu de données scientifiques sur les performances des autotests pour le diagnostic du Covid-19 en vie réelle". La HAS se prononce sur les tests sérologiques rapides – TDR, TROD, autotests – dans la lutte contre le COVID-19 :  Le communiqué de presse de ce lundi 18 mai 2020

 

Des lésions cutanées associées à la peur du coronavirus. Des dermatologues tentent de venir en aide aux patients anxieux ! Une dizaine de dermatologues aidés d’un chirurgien, tous membres de Reso lancent une aide téléphonique gratuite : Doctoderm . Ce n’est pas une consultation médicale mais un accompagnement psychologique des patients les plus fragiles et les plus demandeurs. Reso créé avec les associations de patients est parrainé par plusieurs laboratoires. Pour ceux qui souffrent de psoriasis, d’eczéma, d’urticaire ou de dermite atopique : 09 70 249 442. Pour la maladie de Verneuil ou l’hidrosadénite suppurée : 09 70 249 443. Ces deux numéros sont ouverts 6 jours sur 7 et de 9h à 12h et de 14h à 19 h.

 

Accompagner les patients ayant une maladie chronique et/ou à risque de forme grave de COVID-19 dans la levée du confinement. Une proportion non négligeable de la population (estimée à près de 18 millions de personnes) présente un risque particulier de développer une forme grave de COVID-19 et parmi ceux-ci, beaucoup de patients atteints de maladies chroniques. De plus, ces patients nécessitent un suivi médical régulier qui a pu être perturbé en raison des circonstances. La HAS publie des Réponses rapides « accompagner les patients ayant une maladie chronique et/ou à risque de forme grave de COVID-19 dans la levée du confinement   ». Elle concerne les patients adultes, à l’exclusion de ceux qui résident en structure d’hébergement collectif.

 

Médicaments utilisés chez les patients atteints du COVID-19 : une surveillance renforcée des effets indésirables. L’ANSM a été informée par l'Agence espagnole des médicaments (AEMPS) de la survenue de troubles neuropsychiatriques, notamment des symptômes aigus de psychose, tentative de suicide ou suicide, chez des patients atteints du COVID-19 traités par hydroxychloroquine.  Trois lettres d’information : Suivi des effets indésirables des médicaments utilisés dans la prise en charge du COVID-19 - Chiffres clés (ANSM, 13 mai 2020)              Bilan des effets indésirables validés dans la base nationale de pharmacovigilance concernant les patients pris en charge dans le contexte d'une infection à SARS-CoV2 et des cas de mésusage (ANSM, 14 mai 2020)              Bilan des effets indésirables validés dans la base nationale de pharmacovigilance concernant les patients pris en charge dans le contexte d'une infection à Covid19 et des cas de mésusage - CRPV Nice (ANSM, 14 mai 2020)

 

Veille des études cliniques publiées pour certains médicaments du COVID19. Aucun médicament ne dispose d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ni même d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) ou d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) dans la prise en charge à visée curative ou préventive (prophylaxie pré ou post exposition ou vaccination) du COVID-19. Consciente des enjeux, et en parallèle de ses missions sur l’évaluation des médicaments, la HAS conduit une veille scientifique des résultats des études cliniques publiées sur les candidats médicaments dans le COVID-19 retenus comme « plausiblement » évaluables dans des délais courts.

 

Financement de 45 nouveaux projets de recherche appliquée sur le Coronavirus. Olivier Véran annonce le financement de 45 nouveaux projets de recherche appliquée sur le Coronavirus COVID-19 pour près de 22 millions d’euros et encourage les Français à participer aux études. Le communiqué de presse avec la liste des 45 projets

 

La caisse de retraite des médecins libéraux, la Carmf, va débloquer une aide forfaitaire de 2000 euros nets pour compenser les pertes liées à la baisse d'activité libérale pendant la crise sanitaire, a-t-elle a annoncé. "Cette somme viendra en diminution du solde de cotisation 2020, sans réduction des droits à retraite", a détaillé la Carmf dans un communiqué.

 

L’Ordre débloque 4 millions d’euros d’entraide ordinale pour soutenir les médecins. Pour en bénéficier, les médecins doivent se rapprocher de la commission nationale d’entraide et télécharger un dossier à remplir, accessible sur le site du Cnom. L’instance précise qu’elle cible également “particulièrement”, les ayants-droits des médecins décédés des suites du Covid.   

 

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